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PHOTOS DE MERLE REGARD DU SCENOGRAPHE

Mis à jour : 18 oct. 2018





REVUE DE PRESSE/ LE TELEGRAMME / LE 04 AVRIL 2015


Vendredi, les seize expositions de Photo de mer s'ouvrent au public à Vannes. Cette année, c'est le Nolfféen Jean-Yves Brière qui assure la scénographie. Habitué des milieux musicaux, il s'immerge pour la première fois dans la photo.

À Vannes, Jean-Yves Brière est plutôt connu dans le milieu musical. Plus jeune, le Nolfféen a été le chanteur d'un groupe de rock celtique, Tan Flam. Mais ayant fait une formation de peintre en lettres, c'est en communication et décoration qu'il a commencé sa carrière. Élu aux côtés de Joël Labbé lors de son premier mandat, il revient à la musique par le festival de Saint-Nolff, dont il assure la présidence.

Éphémère et fidèle

De discussions en rencontres, il se retrouve régisseur du camping de la Route du Rock à Saint-Malo. Comme on ne se refait pas, il commence à décorer des loges, des espaces de détente. On le retrouve alors aux Transmusicales, aux Vieilles Charrues... « Mes plus grands souvenirs ? Me retrouver dans les bras de Joan Baez ou sentir la main froide de Bashung sur la mienne ». Ses installations, elles, disparaissent dans le flux des créations. « Je suis dans le one-shot, dans l'éphémère. Avec quand même une thématique préférée : la Biodiversité... ». Dernièrement, avec la société ATC de Plougoumelen, il était au Nigeria pour le centenaire de la réunification du pays et à Moscou pour un événement Dior sur la place Rouge. On est loin de Vannes et de Photo de mer ! Mais Jean-Yves Brière est fidèle à son coin de terre : 25 ans au club de basket de Saint-Nolff et régisseur du tremplin de Jazz à Vannes depuis de nombreuses années également... Alors pourquoi ne pas jeter un oeil à Photo de mer ? « J'aime et je fais de la photo », raconte le régisseur scénographe. « Je vais au festival de La Gacilly, j'aime déambuler dans cet écrin naturel... et découvrir les émotions, tout cela me nourit ». Cette plongée n'en reste pas moins une nouveauté pour lui, même s'il a déjà mis trois expositions en espace au Kiosque culturel. « J'apprends beaucoup de l'échange avec les photographes, sur les techniques, les supports ». Mais ce qui le guide, c'est l'émotion. Il était donc essentiel pour lui de participer à la fois au choix des photographes exposés et des sites. Il a ensuite marié artistes et lieux sans hésitation.

Flash sur la stéréoscopie

« La petite salle de la porte Prison a pour moi un côté cocon. J'y voyais les photos de Stéphane Collin comme des nuages flottants... » La maison des baies se transforme en station météo du bout du monde pour accueillir les photos d'Evgenia Arbugaeva. Les surfers des glaces de Chris Burkard trouvent place sur l'évocation d'un iceberg sur le port. Avec des « bancs-kiss » pour mieux en profiter. « Mon objectif est de marquer le thème de chaque exposition, mais trop théâtraliser, car il faut rester au service de la photo », explique Jean-Yves Brière. Parmi ses coups de coeur, on trouve aussi « Un tour du monde en 3D » du studio Léon-Lévy. « La stéréoscopie du XIXe siècle est bluffante ! » Avec l'agence la Parisienne de photographie et Sandrine Legendre, co-scénographe du festival, il propose plus qu'une exposition, une explication ludique de cette technique, au château de l'Hermine. Du coup, il installe aussi les actualités de la mer au château, laissant champ libre aux concours et à la communication du festival au Kiosque. Fourmiller d'idées, savoir y renoncer parfois, être à l'écoute, ne pas stresser, sont parmi les qualités d'un scénographe. Et ravi par le travail des techniciens de la ville, Jean-Yves Brière est un scénographe serein : tout sera prêt pour vendredi. Mais il a quand même la pression. « Samedi, les photographes vont découvrir mon travail pour présenter leur travail... ».

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