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  • jeanyvesbriere

Semaine du Golfe Vannes

Mis à jour : 4 juin 2019

Derniers réglages ce mardi, avant l’ouverture officielle du village. Sur les stands, autour du port, les Vénitiens lustrent les gondoles, les Norvégiens construisent un bateau typique. Partout on peaufine les stands et la déco, pour que la fête soit aussi à terre.

Sur le port, ce mardi, c’est la dernière ligne droite avant la déferlante… de public et d’équipages. Des petits engins amènent encore du matériel, des ouvriers continuent de fixer des câbles électriques au sol. En fin de matinée, c’est le moment ou jamais de mettre un coup de collier alors que de nombreux bateaux sont partis voguer autour de l’île d’Arz.


Certains chapiteaux blancs ne sont pas encore ouverts. Dans d’autres, les stands ont déjà fière allure. Les chargements de boissons arrivent devant les terrasses longeant le port. La scène est montée. Un stand irlandais jouxte une énorme pub pour la Croatie : avec de tels décors, serait-ce un coup du lobby des fans de Game of thrones ?

Les Vénitiens font flotter leur bannière rouge et or et ont réparti les artisans sur leur stand. Ils continuent à lustrer leur gondolino de regata. « Sur l’étain, faut frotter dur car l’eau salée abîme beaucoup, souligne Margarita Suppiej. Les gondoles sont pourtant restées au port vu que ce sont des bateaux de lagune dans lesquels on rame debout. Il y a trop de vent ici, explique cette passionnée, interprète, qui, comme beaucoup de petits Vénitiens, a appris à ramer toute seule vers 8 ans. Chez vous c’est le vélo ; nous c’est le bateau ! »

La quarantaine d’Italiens n’a pas non plus sorti la réplique du XVIIIe pour la petite parade de lundi. « On était quand même sur l’eau, mais sur un très beau trois mâts hollandais [ l’Oosterschelde ]. C’était incroyable la vue de tous ces voiliers. Ça saoûlait les yeux. C’est unique au monde ! » s’enthousiasme Margarita.


Non loin de là, la mystérieuse installation des Norvégiens, toute en hauteur, a enfin révélé sa fonction : « Ah ! c’est un séchoir à poissons ! » note un passant. En haut du séchoir, typique du nord et des îles Lofoten, les poissons suspendus « ont été pêchés l’hiver dernier » expliquent Arthurs Tresmie, artisan travaillant le bois, et Lisbeth Skranes, graveuse et tricoteuse.

Une partie du stand révèle déjà quelques techniques pour réaliser des lignes de pêche pour ramener du flétan, de la morue… Soen, 7 ans, s’y essaie et repart avec un bout de ligne de pêche en guise de cravate. « J’avais jamais fait ça ! » confie l’apprenti viking.


Pas trop frustrés de ne pas avoir navigué sur un bateau norvégien jusqu’à présent? « Non, ici, nous, on en construit ! » Et eux aussi en ont pris plein les mirettes en embarquant sur le même bateau que les Italiens lundi soir « Marvellous ! » résument-ils en anglais. Sur le stand d’en face, sur les 25 Norvégiens de la délégation, certains rabotent le bois. « Depuis trois jours, ils construisent un Nordland de 16 pieds. » Ils devraient en avoir fini d’ici ce week-end.

Quelques passants se hasardent avant le rush. « Zut, les bateaux ne sont pas là » déplore une dame. Un monsieur reluque déjà le menu du point restauration, relooké en guinguette par le scénographe Jean-Yves Brière. « On a aussi installé des lampions sur le quai. » À l’intérieur de la guinguette, « des lampes méduses, des lustres poissons, une expo sur les phares de Norvège… » dévoile-t-il. La guinguette de 80 places assises, sans compter la terrasse, aura vue sur l’accrovoile d’un côté, le port de l’autre… On s’ra pas bien là ?


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